La boule de Berlin, ce beignet berlinois. Un morceau de vie allemande, raconté par quelqu'un qui la découvre encore.
Un beignet qui ne s'appelle pas pareil selon l'endroit
Le beignet fourré que le reste de l'Allemagne appelle Berliner porte à Berlin le nom de Pfannkuchen, ce qui désigne ailleurs une crêpe. La confusion est totale d'une région à l'autre. Il se mange surtout au Nouvel An et pendant le carnaval, et la tradition veut qu'on en glisse un à la moutarde dans le lot.
Ce que la langue révèle
Une langue qui possède un mot pour la joie prise au malheur d'autrui, et un autre pour la gêne ressentie à la place de quelqu'un, décrit des états que le français doit paraphraser. Ces mots-là en disent long sur ce qu'une culture juge utile de nommer.
Ce qu'on ne s'explique toujours pas
Il reste, même après des années, des usages qui résistent à toute explication rationnelle. On finit par les adopter sans les comprendre, ce qui est probablement la définition de l'acclimatation.
Le dimanche, ville morte
Presque tous les commerces ferment le dimanche, et la loi le prévoit ainsi. Cela paraît contraignant les premières semaines, puis on comprend que la ville entière change de rythme ce jour-là, et qu'il vaut mieux s'y plier que résister.
Le tri, discipline nationale
Le tri des déchets tient de l'exercice civique, avec des poubelles de couleurs distinctes et une consigne sur presque toutes les bouteilles. Rapporter ses canettes au supermarché rapporte quelques euros et fait partie des premiers réflexes qu'on acquiert ici.










