Faire un lombricomposteur avec d'anciens fûts de brassage. Un billet de brassage écrit depuis une cuisine berlinoise, sans matériel de professionnel ni prétention.
Le fût de chêne, à manier avec prudence
Le bois apporte vite trop : quelques semaines suffisent à couvrir le houblon et à donner une note de vanille envahissante. Un fût neuf est beaucoup plus agressif qu'un fût qui a déjà servi.
Le matériel, moins compliqué qu'annoncé
Faire un lombricomposteur avec d'anciens fûts de brassage se fait avec une grande casserole, un thermomètre, un fermenteur et de la patience. Le reste est du confort. Ce qui manque le plus au début n'est pas l'équipement mais la place pour laisser refroidir vingt litres.
Combien ça coûte vraiment
Le premier brassage revient cher parce qu'on achète le matériel ; les suivants coûtent une poignée d'euros les vingt litres. Le vrai coût est le temps : une journée pour brasser, plusieurs semaines pour attendre.
Les drêches ne se jettent pas
Un brassage laisse plusieurs kilos de céréales épuisées. Elles se transforment en pain, en gâteaux, en croquettes, en coussins de jardin ou en lombricompost. C'est probablement le seul sous-produit de cuisine qu'on peut à la fois manger et semer.










