La boisson du jour : le Rotkäppchen : d'où elle vient, à quoi elle ressemble et si l'on en reprendrait une deuxième.
Le verre compte plus qu'on ne croit
La forme du verre concentre ou disperse les arômes, tient ou tue la mousse. Boire une weizen dans un verre droit et une pils dans un ballon revient à écouter un disque sur le mauvais matériel.
À quoi ça se marie
L'accord ne se joue pas sur la puissance mais sur le contraste ou l'écho. Une amertume franche coupe le gras, une douceur maltée accompagne le grillé. C'est un terrain où l'on se trompe souvent, et où se tromper ne coûte rien.
La température, ce détail qui change tout
Une bière servie trop froide ne dit rien : le froid anesthésie les arômes et ne laisse que la sensation de pétillant. Sous quatre degrés, même une bonne bière devient anonyme. La plupart gagnent à être bues entre six et dix.
Le prix ne dit pas la qualité
Le rapport entre ce qu'on paie et ce qu'on boit est particulièrement lâche en bière. Des brasseries industrielles font d'excellentes choses, des microbrasseries facturent cher des produits mal maîtrisés. Il n'y a pas de raccourci.










