La bière du jour : la Bush de Nuits, cuvée 2012. Le verre, la température, le contexte : trois choses qui décident d'une dégustation avant même la première gorgée.
Le verre compte plus qu'on ne croit
La forme du verre concentre ou disperse les arômes, tient ou tue la mousse. Boire une weizen dans un verre droit et une pils dans un ballon revient à écouter un disque sur le mauvais matériel.
La température, ce détail qui change tout
Une bière servie trop froide ne dit rien : le froid anesthésie les arômes et ne laisse que la sensation de pétillant. Sous quatre degrés, même une bonne bière devient anonyme. La plupart gagnent à être bues entre six et dix.
Le prix ne dit pas la qualité
Le rapport entre ce qu'on paie et ce qu'on boit est particulièrement lâche en bière. Des brasseries industrielles font d'excellentes choses, des microbrasseries facturent cher des produits mal maîtrisés. Il n'y a pas de raccourci.
Boire moins, boire mieux
La curiosité coûte moins cher que l'habitude : une bouteille qu'on goûte en prenant le temps remplace trois qu'on descend sans y penser. C'est aussi ce qui rend les bières sans alcool intéressantes, maintenant qu'elles sont buvables.










