Le profil du Berlinois type est une caricature tendre : consigne rapportée au magasin, bière achetée au Späti, noir en toutes saisons, vélo même en plein hiver. Au bout de quelques mois dans la ville, beaucoup de nouveaux arrivants se reconnaissent pourtant dans ces petites habitudes.
Au bout de quelques mois à Berlin, certaines habitudes s'installent sans qu'on s'en rende compte. Quelques signes qui ne trompent pas :
- vous rapportez vos bouteilles au magasin pour la consigne ;
- vous achetez votre bière au Späti du coin ;
- vous portez du noir en toutes saisons ;
- vous attendez que le feu passe au vert, même sans voiture en vue ;
- vous commandez une Club-Mate sans sourciller ;
- vous trouvez normal de faire du vélo par -5 °C.
On pourrait ajouter quelques signes : vous avez toujours un peu d'argent liquide sur vous, car de nombreux bars et petits commerces le préfèrent à la carte ; vous savez que les magasins sont fermés le dimanche et vous faites vos courses la veille ; vous triez vos déchets entre plusieurs poubelles sans hésiter ; vous ne vous étonnez plus de croiser un brunch qui dure tout l'après-midi.
Un portrait amusé
Ce « Berlinois type » est bien sûr une caricature : la ville est trop diverse pour avoir un seul profil.
Berlin réunit des familles installées depuis des générations, des étudiants, des artistes, des fonctionnaires, des expatriés venus du monde entier. Le Berlinois de Kreuzberg ne vit pas comme celui de Zehlendorf, et l'ancien Est garde des habitudes différentes de l'ancien Ouest. La caricature s'applique surtout aux quartiers centraux, ceux que découvrent en premier les nouveaux arrivants.
La Club-Mate et le Späti
La Club-Mate, une boisson gazeuse au maté, est devenue l'emblème des soirées et des lieux alternatifs de la ville. Le Späti, épicerie ouverte tard le soir, sert de point de rendez-vous pour acheter une bière avant de sortir et la boire sur le trottoir. Côté sucré, la boule de Berlin, ce beignet berlinois, complète le tableau.
Les codes qui comptent
Traverser au rouge devant des enfants est très mal vu, et la ponctualité reste une valeur sûre, même dans la capitale la plus décontractée d'Allemagne.
La franchise fait aussi partie du style local : les Berlinois disent volontiers ce qu'ils pensent, sans détour, ce qui peut passer pour de la brusquerie. La fameuse « Berliner Schnauze », le franc-parler berlinois, n'est pas forcément hostile : c'est une façon directe de communiquer qu'il vaut mieux prendre avec humour. Le respect du calme dans les immeubles, en particulier le dimanche, est une autre règle à ne pas oublier.
Survivre aux saisons
Le vélo en hiver n'est qu'un aspect de l'adaptation au climat continental de la ville. Les longs mois gris demandent quelques stratégies, rassemblées dans les choses à faire pour survivre à l'hiver berlinois. À l'inverse, dès les premiers beaux jours, toute la ville sort dans les parcs, au bord des lacs et dans les biergarten berlinois où traîner l'été.
Bienvenue
Si vous vous reconnaissez dans cette liste, vous êtes probablement déjà un peu berlinois.
Et si ce n'est pas encore le cas, pas d'inquiétude : il suffit souvent d'un hiver, de quelques soirées au Späti et d'une première consigne rapportée au supermarché pour basculer.