Le Jägermeister est une liqueur d'herbes allemande, produite à Wolfenbüttel, en Basse-Saxe. Sa composition, tenue secrète, associe selon la marque une cinquantaine de plantes, et sa bouteille verte à tête de cerf est devenue l'une des plus reconnaissables des bars.
Le Jägermeister est une liqueur d'herbes allemande, produite à Wolfenbüttel, en Basse-Saxe. Créée dans les années 1930, elle titre 35 % et associe, selon la marque, 56 herbes, fleurs, racines et fruits.
Ce que l'on sait de sa composition
La recette exacte n'est pas publiée. La marque indique que les plantes macèrent dans de l'alcool, puis que les extraits vieillissent en fûts de chêne avant d'être assemblés, adoucis avec du sucre et du caramel, puis allongés d'eau. Parmi les ingrédients souvent cités par la marque figurent des écorces d'agrumes, de l'anis étoilé, de la cannelle, du gingembre ou du safran, mais la liste complète et les proportions restent un secret de fabrication.
Ce mélange donne une liqueur sombre, à la fois amère et sucrée, aux notes d'épices et de réglisse. Elle appartient à la grande famille des liqueurs d'herbes européennes, comme les amers italiens ou certaines liqueurs monastiques, que l'on servait traditionnellement après le repas pour faciliter la digestion.
Le nom et le logo
« Jägermeister » signifie « maître de chasse ». Le logo, une tête de cerf portant une croix entre ses bois, fait référence à la légende de saint Hubert, patron des chasseurs.
Selon cette légende, Hubert, grand chasseur, aurait vu apparaître une croix lumineuse entre les bois d'un cerf qu'il poursuivait, et se serait alors converti. Le titre de Jägermeister désignait aussi en Allemagne un responsable de la chasse et des forêts, ce qui donnait au nom de la liqueur une résonance familière pour le public allemand. La bouteille verte et carrée, pensée pour être solide, fait partie de l'identité de la marque.
Comment le boire
Traditionnellement, on le boit en digestif. La marque recommande de le servir très froid, à la sortie du congélateur, en petit verre.
Le froid atténue la sensation sucrée et met en avant les notes d'herbes. On le trouve aussi en long drink, allongé de tonic, de ginger beer ou de jus d'orange, ou dans des cocktails où il remplace un amer. En Allemagne, il garde sa place de digestif dans les familles, à côté d'autres liqueurs d'herbes servies à la fin des repas de fête.
Une image qui a changé
Longtemps associé aux générations plus âgées, il est devenu une boisson de soirée, notamment en shot.
Ce changement doit beaucoup aux bars étudiants et aux salles de concert, où le Jägermeister s'est imposé comme boisson de fin de soirée, servi glacé. La scène rock et metal l'a adopté, au point que la marque a longtemps soutenu des tournées et des concerts. Pour les amateurs de musique qui fréquentent ces lieux, l'article sur les racines du rock and roll rappelle d'où vient cette culture.
Où le trouver en Allemagne
On le trouve partout : dans les supermarchés, les bars et les spätis, ces épiceries de nuit berlinoises qui vendent boissons et en-cas à toute heure. La page consacrée au späti berlinois et à la bière à emporter décrit ce lieu typique de la vie nocturne de la capitale. Les petites bouteilles format échantillon sont souvent proposées près des caisses.
Avec modération
Comme toute boisson alcoolisée, il se consomme avec modération.
Son goût sucré masque la force de l'alcool, ce qui incite à enchaîner les verres plus vite qu'avec un alcool sec. Un verre d'eau entre deux shots et un repas avant la soirée limitent les excès.