Brassage de 50 litres de bière en fût de chêne. Le déroulé complet, quantités comprises, et surtout ce qui n'a pas marché.
Les drêches ne se jettent pas
Un brassage laisse plusieurs kilos de céréales épuisées. Elles se transforment en pain, en gâteaux, en croquettes, en coussins de jardin ou en lombricompost. C'est probablement le seul sous-produit de cuisine qu'on peut à la fois manger et semer.
L'hygiène avant tout le reste
La quasi-totalité des brassages ratés le sont pour une raison de propreté, pas de recette. Tout ce qui touche le moût après refroidissement doit être désinfecté. C'est fastidieux, et c'est le seul point sur lequel il ne faut jamais transiger.
Le fût de chêne, à manier avec prudence
Le bois apporte vite trop : quelques semaines suffisent à couvrir le houblon et à donner une note de vanille envahissante. Un fût neuf est beaucoup plus agressif qu'un fût qui a déjà servi.
Les températures de palier
L'empâtage détermine le profil de la bière : autour de 63 degrés on obtient une bière sèche et fermentescible, autour de 70 une bière ronde et plus sucrée. Cinq degrés d'écart changent complètement le résultat, ce qui explique bien des surprises.










