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Eins, zwei, Polizei, le tube eurodance de Mo-Do

Eins, zwei, Polizei, le tube eurodance de Mo-Do

« Eins, zwei, Polizei » est le titre phare de Mo-Do, projet eurodance sorti en 1994. Son refrain, une comptine allemande pour apprendre à compter, plaqué sur un rythme de club, a fait le tour des pistes de danse européennes.

« Eins, zwei, Polizei » est un tube eurodance du projet Mo-Do, sorti en 1994. Son refrain en forme de comptine allemande a fait danser toute l'Europe.

Une comptine sur un rythme dance

Le refrain reprend une comptine pour compter en allemand : « eins, zwei, Polizei ; drei, vier, Offizier... ». Ce mélange de jeu d'enfant et de dance music a fait son succès.

La comptine elle-même est bien antérieure à la chanson : les enfants germanophones l'apprennent à l'école, et chaque nombre y rime avec un mot. En la transposant sur une ligne de basse électronique, le projet a créé un refrain que tout le monde pouvait reprendre, même sans parler allemand.

Derrière Mo-Do

Mo-Do était le nom de scène de Fabio Frittelli, chanteur italien, au cœur d'un projet né dans le monde de la production dance italienne. Le paradoxe a beaucoup amusé : un des refrains allemands les plus connus de la décennie est venu d'Italie. Cette circulation entre studios italiens, allemands et néerlandais était typique de l'époque.

L'eurodance

Au milieu des années 1990, l'eurodance domine les classements : rythme rapide, synthétiseurs et refrains simples, souvent produits en Allemagne ou en Italie.

Le genre reposait souvent sur un même schéma : un refrain chanté accrocheur, des couplets parfois rappés, et des producteurs qui restaient dans l'ombre derrière un visage pour les clips et les plateaux télé. Beaucoup de ces projets n'ont connu qu'un seul grand succès, ce qui leur vaut aujourd'hui une affection particulière dans les soirées rétro.

Pour apprendre à compter

Plus d'un apprenant d'allemand a retenu les nombres grâce à cette chanson.

Les professeurs d'allemand la citent volontiers en classe : la comptine fixe la prononciation des premiers nombres et montre comment fonctionnent les rimes simples de la langue. Pour un visiteur de passage à Berlin, c'est aussi une façon amusante de se familiariser avec quelques mots du quotidien.

Toujours joué

Le titre revient dans les soirées années 1990 et les compilations dance.

Un titre qui voyage bien

La force de la chanson tient à sa simplicité : quelques mots que l'on comprend sans traduction, un tempo qui ne faiblit pas et un refrain qui revient avant que l'on ait eu le temps de s'en lasser. C'est le type de morceau qu'un DJ lance quand la salle a besoin d'un coup de fouet, et qui réunit les générations sur la piste. Dans les bars de Berlin qui programment des soirées rétro, il fait partie des titres qui déclenchent le plus de réactions dès les premières notes.

Le clip, très coloré, mise sur les uniformes de police détournés et une imagerie de carnaval, dans l'esprit des vidéos dance de l'époque, tournées vite et pensées pour les chaînes musicales.

Il partage cette place avec d'autres refrains allemands chantés à tue-tête, comme Alles hat ein Ende, nur die Wurst hat zwei, de Gottlieb Wendehals, ou Dschinghis Khan, l'hymne kitsch de l'Eurovision. Le reste de la playlist de chansons et de rock du blog alterne ces refrains festifs avec le punk et le rock berlinois.

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