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Berlin, capitale LGBT : quartiers et vie nocturne

Berlin, capitale LGBT : quartiers et vie nocturne

Berlin LGBT, c'est une histoire de plus d'un siècle : une scène gay et lesbienne foisonnante dans les années 1920, brisée par le nazisme, puis reconstruite jusqu'à faire de la ville l'une des capitales queer d'Europe. Schöneberg en reste le cœur historique, Kreuzberg et Neukölln en sont les versions plus alternatives.

Berlin est l'une des capitales LGBT d'Europe, avec une longue histoire : dès les années 1920, la ville comptait de nombreux lieux de rencontre gays et lesbiens, avant la répression nazie.

Schöneberg

Autour de la Nollendorfplatz et de la Motzstraße, Schöneberg est le quartier gay historique de Berlin, avec ses bars, ses cafés et ses boutiques.

C'est dans ce quartier que l'écrivain britannique Christopher Isherwood a vécu et puisé la matière de ses récits berlinois, dont s'inspirera la comédie musicale Cabaret. À la station de métro Nollendorfplatz, une plaque en forme de triangle rose rappelle le sort des homosexuels déportés. Chaque été, la fête de rue lesbienne et gay de Schöneberg anime les rues autour de la Motzstraße peu avant la grande marche.

Le Christopher Street Day

Chaque été, la marche des fiertés de Berlin, le Christopher Street Day, rassemble des centaines de milliers de participants.

Son nom renvoie à la rue de New York où se trouvait le Stonewall Inn, point de départ des émeutes fondatrices du mouvement. En Allemagne, la plupart des marches des fiertés portent ce nom. Le défilé berlinois, à la fois festif et militant, traverse le centre de la ville.

Les autres quartiers

Kreuzberg et Neukölln accueillent aussi de nombreux lieux queer, souvent plus alternatifs.

On y trouve des bars collectifs, des soirées organisées par et pour les personnes trans et non binaires, des clubs à la programmation électronique qui ont fait la réputation nocturne de la ville. Friedrichshain complète la carte avec quelques grands clubs. Pour ceux qui découvrent la nuit berlinoise, la page sur les clubs rock de Berlin et comment rentrer la nuit aide à s'orienter.

Un peu d histoire

Dans les années 1920, Berlin comptait déjà de nombreux bars et cabarets fréquentés par la communauté homosexuelle ; un mémorial du Tiergarten rappelle aujourd'hui les persécutions subies sous le nazisme.

La ville abritait aussi l'Institut de sexologie fondé par le médecin Magnus Hirschfeld, pionnier de la défense des droits des homosexuels, dont la bibliothèque fut pillée et brûlée par les nazis. Le mémorial du Tiergarten, en face du monument aux Juifs assassinés d'Europe, prend la forme d'un bloc de béton percé d'une fenêtre où passe une vidéo. Le Schwules Museum, l'un des premiers musées consacrés à cette histoire, prolonge la visite par ses expositions.

Bien vivre ses sorties

Certains clubs pratiquent une sélection stricte à l'entrée et interdisent les photos à l'intérieur : la discrétion fait partie de la culture des lieux. Les codes de chaque soirée, parfois annoncés en ligne, méritent d'être lus à l'avance. Et pour l'avant-soirée, un bar plus calme comme Madame Claude, le bar où tout est à l'envers, sert de point de rendez-vous.

Adresses

D'autres adresses sont réunies sur la page où boire, écouter et traîner à Berlin.

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